10.6.07

Chapitre V

intelligent design ?

Au coeur des champs de superconscience


V

Dessein Intelligent



Les heures de l’après-midi étaient fraîches et couvertes de nuages gris. Le sable était mouillé. J’ai marché sans peine sur sa surface raffermie. Avec les heures du soir qui venait, le soleil est apparu, soudainement chaud et radieux, tandis que le ciel devenait blanc.

Puis ce fut le retour de la plage. Affamé après la douche, me voici grignotant quelques arachides, en attendant que le thé vert au jasmin infuse. La brise fait ondoyer les rideaux bleus que j’ai un peu tirés, afin d’avoir plus de fraîcheur dans la véranda. Des pigeons roucoulent non loin.

Après la première gorgée de thé Moli Hua Cha apparaît en moi clairement le sujet de ces lignes.

Le Dessein Intelligent est-il une explication du monde ? Peut-on aller plus loin que les diverses caricatures créationnistes aujourd’hui popularisées aux Etats-Unis ?

Peut-on éviter de tomber dans la rhétorique évangéliste plus subtile de l’Intelligent Design, qui a fait son entrée dans les livres scolaires, comme explication alternative au darwinisme ?

En d’autres termes, si le hasard et la nécessité du darwinisme sont les lois naturelles de l’évolution désormais admises par la science, existe-t-il en plus de cette sélection naturelle au sein des espèces des projets intelligents du devenir dont nous ignorerions tout ou presque ?

Caché derrière les lois de l’évolution y a-t-il une ou des réalités invisibles et conscientes qui impulsent, orientent, inventent et choisissent ?

Sommes-nous à l’image des fleurs et des fruits de notre jardin l’objet d’attention et de soins de jardiniers imperceptibles ?

Sommes-nous élevés, par exemple comme nous élevons nos animaux familiers, par des guides plus évolués, dont nous ne connaissons pas la nature ?

Existe-t-il un filigrane subtil, peuplé d’intelligence(s), de consciences(s) dans des dimensions supplémentaires au nôtres, et que nous ne pouvons percevoir faute de sens adaptés ?

Les adeptes des religions répondent par l’affirmative, avec un vocabulaire spécifique à chacune. Chaque tradition a ses représentations et admet assez peu celles des autres.

De plus les croyances les plus fondamentalistes tendent à rejeter l’évidence de la sélection naturelle, voire même du temps de l’évolution, comme dans le créationnisme le plus extrême.

Ce dernier imagine que la nature est apparue en sept jours seulement et que la Terre se serait formée il y a dix mille ans environ, grand canyon du Colorado inclus…

Ne sourions pas trop vite : il y a des bouddhistes occidentaux qui ne font pas vraiment mieux ! Ils visualisent cent onze mille cent onze fois, au titre de leurs préliminaires aux initiations tantriques, que la terre est plate, qu’elle est formée d’une haute montagne souveraine au milieu de quatre terres vassales. Dans leur représentation l’océan qui baigne les côtes des continents est séparé du vide sidéral par… une enceinte circulaire de fer !

Cependant mon sentiment est qu’il y a bien quelque chose, caché derrière le voile de la nature et des corps. Impossible cependant de l’affirmer, car au-delà de nos cinq sens, rien de tangible ne peut encore être présenté comme élément de preuve.

Mais à la question : « pourquoi y a-t-il la vie plutôt que rien ? » que répondez-vous, cher lecteur, chère lectrice ? J’ai tendance quant à moi à me dire : s’il y a la vie, plutôt que rien, ce n’est peut-être pas seulement le fruit conjoint du hasard et de la nécessité, mais aussi la marque d’un dessin (« blue print ») voire d’un dessein (« design »).

A la question qui vient immédiatement après celle-ci : « pourquoi y a-t-il plutôt de l’ordre que du chaos dans la nature ? » que répondrez-vous ?

Certains affirment que la matière vivante est capable d’auto organisation et que la matière est ainsi capable d’évoluer par elle-même vers les formes que nous connaissons.

Certes, mais j’ajouterais volontiers : « la probabilité que l’ordre harmonieux dans la nature et dans l’écosystème s’organise ainsi tout seul est minuscule. »

C’est une probabilité sans doute aussi faible que celle de voir le Taj Mahal se construire tout seul en jetant à la volée des pelletées de sable à la tonne sur le sol du Rajasthan.

Autrement dit il parait plus simple et logique d’imaginer ici aussi l’Intelligent Design.

Existerait-il des démiurges ? A quoi ressembleraient-ils ?

Auraient-ils l’aspect de dieux à barbe blanche, surfant sur des nuages immaculés, brandissant des éclairs dorés et dardant bienveillamment le regard ardent de leurs prunelles d’aigue marine sur nos mondes d’argile ?!

Seraient-ce les nuées évanescentes de hiérarchies spirituelles composées d’anges, d’archanges, d’archaïs, de séraphins, de chérubins… ?

Ressembleraient-ils à des extraterrestres en tenue métallisée venus de Sirius, d’Alpha du Centaure et d’Orion et pilotant avec leurs longues tentacules d’étincelants vaisseaux oblongs à gravitation magnéto hydro dynamique ?!

Peut-être ces images appartiennent-elles à une humanité encore jeune et à ses contes.

Peut-être faut-il se passer d’images, pour apercevoir en idée une succession de champs plus ou moins subtils que nos cinq sens, notre perception des formes ne peuvent pas appréhender.

Peut-être toutes les intuitions des métaphysiques et des traditions religieuses sont-elles d’humbles tentatives de descriptions qui se complètent sans parvenir toutefois à faire plus que nous faire entrevoir ce qui est insaisissable.

Mon impression est que si les mondes conscients qui nous entoureraient tels des poupées gigogne nous sont imperceptibles, c’est aussi parce qu’ils n’auraient pas aujourd’hui de commerce direct avec nous.

Tout comme nous dialoguons grâce à Internet avec des inconnus qui vivent au bout du monde, que nous ne connaissons que par leur alias ou leur pseudo, et que nous ne rencontrerons peut-être jamais de visu, peut-être existe-t-il aussi une technologie impalpable (ou quelque chose d’autre, mais qui n’a pas encore de nom approprié) qui unit nos inspirations subtiles avec notre plan d’existence et d’incarnation.

L’humanité dispose de sciences appliquées puissantes qui lui permettent toutes sortes de prodiges : la géolocalisation, la communication sans fil, la transmission d’images animées, etc. Si nous sommes accompagnés par d’autres champs de l’évolution, il faut s’attendre à ce que nos technologies soient pour eux des jeux d’enfants.

Peut-être leurs univers, qui nous sont imperceptibles, ont-ils exploré depuis bien longtemps les mondes de la mathématique, de la géométrie non euclidienne, des équations fractales, de la microbiologie et de la cybernétique que l’humanité connaît depuis peu…

Alors ils communiqueraient avec notre monde, par leurs impulsions, non pas directement, mais par l’intermédiaire d’activités subtiles. Elles seraient comme un pont entre nos univers et elles les rapprocheraient (« bridge the gap »).

En déployant et en diffusant ces réseaux d’activités biocybernétiques jusqu’au cœur de notre matière vivante, ils pourraient en accompagner le cours, en imaginer le devenir, en orienter les progrès et l’évolution.

Nous serions ainsi issus de diverses strates de dessein intelligent, sans pour autant que la loi de sélection naturelle soit erronée ou doive être remise ne cause.


9.6.07

Intelligent Design Vs Evolution [BBC]

Débat télévisé (en anglais) opposant un partisan et un opposant (en plateau) de l'Intelligent design. Là aussi c'est la question de l'introduction ou non de la présentation de la théorie dans les cursus scolaires qui est en jeu.

Chapitre VI

intelligent design ?

Au coeur des champs de superconscience


VI

Les êtres singuliers dun monde pluriel



Je croyais trouver la plage déserte. Au loin la marée, les silhouettes ton chair des ramasseurs de coquillages donnaient l’échelle humaine à l’océan et à son camaïeu de bleus.

Assis sur le sable fin encore un peu humide des flots de l’estran, je voyais s’éloigner un groupe d’enfants, sans doute quelque classe de mer.

Un quad tirait une ribambelle de chars à voile attelés en file indienne. Ils seraient bientôt entoilés, du moins si le vent se levait, car pour l’instant il ne soufflait pas encore.

Le soleil voilé derrière les nuages arrivait comme tamisé sur ma peau.

Les rouleaux d’écume se faisaient paresseux. Des bancs de sable, laissés par la mer qui descendait, surgissaient comme l’énigme de terres promises.

A ces heures du milieu du jour, la chaleur finirait par percer le corps duveteux des nuées et par poser son sceau de cire rouge sur le papier bleu du ciel.

A l’horizon embrumé une longue épave noire voulait me raconter le récit de son ancien naufrage.

L’humidité de l’air rendait les plans lointains flous, comme indistincts, comme fondus avec le ciel.

Par contraste les promeneurs du sable plus proches se détachaient avec netteté. Et leurs rires, leur conversation joyeuse acquerraient ainsi un relief inopiné.

Onze voiles rouges avaient été dressées sur la cohorte des chars à voile alignée avec l’horizon. Déjà leur belle rangée se défaisait, tandis que les apprentis pilotes commençaient à les conduire dans un charmant désordre.

Les alizés réveillés semblaient ravis de cette journée. Tout émoustillés, ils commençaient de souffler, poussant les frêles caravelles à trois roues.

Je marchais jusqu’à l’un de ces bancs de sable et plongeai mes pieds nus dans l’eau glacée qui baignait la rive. Je goûtai ainsi à sa délicieuse fraîcheur qui en un instant m’évoqua pour quelque raison que j’ignorais la fonte des glaces polaires.

Brumes et éclaircies alternaient, jouant avec la surface des choses. Tantôt rafraîchi, tantôt réchauffé, j’avais l’impression d’être la tranche de citron vert de quelque cocktail on the rocks, agitée dans son bain d’alcools, de liqueurs et de parfums.

Les senteurs marines de varech et d’algues vives venaient maintenant avec le vent.

Ebloui par la saturation de mes sens, j’allais me baigner, flocon blanc parmi la neige des rouleaux.

Un chercheur d’or muni d’un détecteur de métaux arpentait les sables humides. Il balayait la plage en un geste de faucheur, comme avide d’une moisson de trésors.

Révèlerait-il, enfouis, quelque bague, quelque anneau, délaissés par les flots ?

Comme mû par son appétit de découvertes, il ne se lassait pas d’aller et de venir.

Précédé de sa poêle à frire électronique au bout du long manche, il la déplaçait, frôlant la surface beige en un geste habile.

Déjà les enfants de la classe de mer repassaient, revenant sans doute d’où ils venaient.

Vêtus de cotonnades aux vives couleurs orange, rose, jaune, pistache, rouge et verte, bleu turquoise et corail, leur cortège inattendu et bigarré s’égrenait, se déversant comme un chapelet cassé sur la plage.

Ah ! Notre chercheur d’or venait de se pencher.

A l’aide d’une pelle à main il creusait, fouillant le sol comme une petite taupe.

Rien de précieux ne semblait l’attendre, puisque son trésor c’était je crois sa fameuse poêle à frire.

Elle semblait le tirer en avant et animer l’impétuosité de sa promenade.

Flairant trouvaille sur trouvaille, comme un chien les odeurs, toujours désappointé, jamais lassé, allant d’un endroit à l’autre, le chercheur d’or ne se décourageait pas, me donnant presque le tournis tandis que je le voyais lutiner.

Etais-je meilleur, moi qui cherchais les trésors de la conscience précédé de mon stylo ? Je l’agitais de la même manière qu’un chercheur d’or sur la plage de papier blanc. Inlassablement je désirais trouver l’anneau caché sous le sable de la pensée.

Jamais ne le découvrant, toujours recommençant d’écrire, encore et encore.

Voici les nouvelles péripéties de ma pêche au trésor que je reprends là où je l’ai laissée au chapitre précédent :

A l’image de quelque variété hybride végétale, notre espèce humaine profiterait-elle des soins d’inconcevables jardiniers, très au fait des lois de la vie, et issus de l’intérieur même de la réalité qui est la nôtre ?

Cette idée-même de dieux ou de divinités est sans doute imparfaite pour rendre compte tant de l’unité, que de la diversité et de la complexité qui semblent surgir d’un éventuel champ morphogénétique conscient au cœur de notre réalité.

Les initiations au sacré ne seraient que quelques bribes d’expérience mettant en contact plus étroit les hommes et les mondes transversaux qui les inspirent peut-être.

Notre intelligence limitée, notre incarnation dans l’espace et le temps, nos cinq sens rudimentaires feraient de nous des êtres aveugles et sourds, dociles en somme.

Peut-être sommes-nous vraiment « le bétail des dieux » pour reprendre l’heureuse et terrible expression de Daniélou, tantrika français qui voyagea en Inde (et frère du cardinal Daniélou) ?

Enclos comme de paisibles Charolais derrière les clôtures invisibles de nos sens et de leur ignorance, nous ne nous douterions de rien…

Depuis ces champs imperceptibles toutes les initiatives seraient-elles désintéressées ?

Existe-t-il aussi des enjeux, des ombres et des lumières, des mondes hostiles ou amicaux à notre égard ?

Et quid alors de notre fonction d’humain élevé ?

Sommes-nous comme nos chats et nos chiens, d’agréables compagnons de jeu pour des mondes impassibles qui nous contemplent avec le « sourire » et l’indulgence et de la bienveillance ?

Sommes-nous au contraire des gisements de vitalité inconsciente, sciemment exploités sans que nous n’en vissions rien ?

Le film Matrix le suggérait de manière imaginative en montrant une sorte de gigantesque ferme usine où les êtres humains, alignés comme dans un élevage en batterie, étaient en permanence branchés, sans qu’ils s’en rendissent compte, pour alimenter en énergie les mécanismes d’un autre monde qui leur était imperceptible.

Sommes-nous enfin les enfants des civilisations stellaires, patiemment éduqués afin de cheminer sur la voie de la science, de la sagesse et de la connaissance vers des plans plus subtils qui nous échappent ?

Quand je vois la vitesse du développement des sciences appliquées, je me dis qu’autre chose que l’évolution naturelle agit.

C’est comme si les technologies nouvelles nous étaient infusées, transfusées à fortes doses !

Il y a deux siècles nous ignorions tout ou presque de l’atome, de la télévision, des télécommunications, de l’informatique, de la robotique, des nanotechnologies.

Aujourd’hui vingt ans suffisent pour inventer de nouvelles disciplines, des cristaux liquides aux réseaux neuronaux, comme si nous étions branchés sur une autre source de développement et d’apprentissage que la lente et naturelle évolution.

C’est cette vitesse surprenante qui me laisse penser que notre évolution ne doit pas tout au hasard et à la nécessité, ni même à la courbe d’apprentissage et à l’accumulation humaine progressive des connaissances.

C’est comme si au cœur de notre humanité semblait s’affairer un ou d’autres mondes qui nous transmettaient des impulsions avec hâte et intensité, comme s’ils étaient pressés de nous voir nous transformer collectivement !

Aujourd’hui l’automobile hybride, la pile à combustible à hydrogène, l’avion supersonique, et les vols orbitaux habités destinés aux touristes de l’espace sont bien là. Il y a deux siècles encore, rien ne laissait présager de tels bons en avant.

Comment imaginer que la simple et patiente acquisition humaine des connaissances aient permis cette fulgurante capacité d’apprentissage, ses synergies et ses spectaculaires percées ?

Quelque chose va trop vite pour que ce soit le simple et seul fruit de l’humble travail humain, même accumulé ! Et cette source d’inspiration, qui vient de l’intérieur même de notre civilisation, semble familière des nouvelles technologies.

Comme si des champs imperceptibles et agissants étaient eux aussi habités par les sciences appliquées et familiers de leurs langages.

La technoscience serait en quelque sorte la langue commune de ces mondes et du nôtre, un peu comme l’anglais est un langage véhiculaire sur la planète Terre aujourd’hui. Beaucoup d’entre nous le parlent peu ou prou, le baragouinent plus ou moins bien pour communiquer ici-bas.

Percevoir en nous les effets de leurs « sciences » nous permettrait de mieux comprendre ces plans, ces champs, ces univers intérieurs, ou au moins d’essayer d’établir un pont, même incertain, même partiel, avec eux.

Même si « leur » science n’était pas vraiment comme la nôtre, elle agirait sur nous d’une part, et constituerait un reflet de leurs préoccupations d’autre part.

Elle finirait par modeler de l’intérieur notre propre innovation scientifique et technologique, mais aussi nos éducations, nos concepts, nos modes de vie et de comportement.

Les développeurs informatiques du système Linux et de l’OLPC, l’ordinateur à 100 dollars pour les enfants des pays émergents, mais aussi les « geeks », ces férus de nouvelles technologies, et les « gamers », ces joueurs en réseau adeptes de jeux vidéo, sont-ils tous des nouveaux « enfants » secrets issus de « l’union » entre ces « mondes intérieurs » et notre humanité ?

Enfin il se pourrait que l’humour existât aussi dans leurs algorithmes pour nous, comme un signe d’une conscience adressé à une autre.

Et j’espère que vous aurez lu ces paragraphes avec le même humour, puisque de rien de ce que j’écris ici je ne suis vraiment certain…



[Accéder à la suite du livre / chapitre VII et suivants]



8.6.07

Chapitre VII


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intelligent design ?

Au coeur des champs de superconscience


VII

Noir sur blanc



La nuit s’est levée comme un voile bleu. Plus un bruit ne vient cacher le tic-tac de deux pendules dans la villa. Le temps semble s’être étiré, alors qu’il défile plus vite aux heures nocturnes.

J’ai peur que ces pages ne soient pas comprises, que les mots me trahissent. Je ne sais quel écho se fera en vous à leur lecture. Peut-on communiquer une intuition sur la nature du monde par des mots ? Et mes mots sont-ils les bons ?

Une autre particularité rend notre compréhension difficile. J’ai souvent remarqué que les expériences initiatiques étaient uniques. Elles ont leur propre langage, voire leurs propres lois selon chaque personne.

Et il est si difficile de transférer la vie d’un témoignage avec ce dernier sans qu’il ne devienne lettre morte.

Il est probable que nos intuitions ont leur propre langue, éclairent d’autres lois subtiles que j’ignore.

Pouvons-nous nous comprendre ?

Les « guides invisibles », s’ils existent, et leurs activités subtiles m’ont-ils joué quelque tour ? Serai-je simplement ridicule ? J’en prends le risque. Tout comme je sais que je prends celui de déformer la complexité pour la comprendre moi-même et la restituer dans ce petit livre.

Le réel pourrait devenir sous ma plume une lointaine caricature…

Car pourquoi, si des champs de superconscience fécondent directement notre propre expérience, comme je l’ai prétendu ici, chaque lecteur, chaque lectrice auraient-ils besoin de mes mots ?

Eux aussi peuvent éprouver personnellement des intuitions et n’en sont pas plus privés que moi.

Alors ce livre sert-il à quelque chose ou est-il superflu ? Servira-t-il plus qu’à son auteur ? En cette nuit profonde je doute un peu que mes mots puissent dissiper la moindre ténèbre.

Chacun de nous est relié au mystère, et je ne vois pas de quel droit je me permets de faire ici la leçon.

N’est-ce pas de la plus grande vanité et futilité qui soient ?

Il n’y a aucune nécessité pour que je m’interpose ou que je me substitue à l’expérience intérieure que peut vivre chacun, et qui le connecte directement à la réalité, à sa réalité, à notre réalité.

En revanche on pourra lire cet essai comme un témoignage, et s’il corrobore sur tel ou tel point vos propres expériences, alors il aura été utile à sa manière.

Voir noir sur blanc, sous la plume d’un autre, ce qu’on n’ose pas toujours s’imaginer soi-même peut aussi avoir son utilité…


3.6.07

Chapitre VIII

intelligent design ?

Au coeur des champs de superconscience


VIII

Syntoniser le scanner



Le beau temps n’aura été que de courte durée. Déjà avec quelques bourrasques reviennent les ondées. Un avion supersonique passe dans le ciel, laissant croire un instant à l’imminence de l’orage. Courageux, un cycliste encapuchonné glisse sur la route luisante et disparaît.

Une image même imparfaite ou arbitraire rendra plus claire l’hypothèse de ces mondes de superconsciences entrelacés au nôtre, à la fois si familiers qu’on ne les remarque même pas, et si subtils qu’on ne peut les observer.

C’est la métaphore du tuner. Une télévision ou un poste radio comporte un scanner de programmes.

Lorsqu’il s’active toutes les fréquences sont balayées et les chaînes sont trouvées. Il suffit alors de choisir sur laquelle on va se syntoniser pour accéder au flux de ses émissions.

Admettons, pour jouer avec cette image, que nous serions en tant qu’ « êtres humains dotés de conscience » des sortes de scanners. Notre tuner accèderait ainsi à tout un ensemble de champs. Selon son réglage il capterait l’un, l’autre, voire aucun d’entre eux. Nous pouvons même comprendre grâce à cette modeste analogie la possibilité de ces « poupées gigogne » d’autres mondes subtils comme interpénétrés au nôtre. Elle permet aussi de mieux admettre que nous ne voyons pas le monde de la même manière selon la « syntonisation de notre tuner » personnel sur tel ou tel plan « d’émissions ». Elle suggère aussi que le changement de perception, voire de réalité subjective, est possible pour un être humain, à la condition qu’il s’ajuste sur un autre « programme »…

Si nous n’avions pas à la maison de radio ou de télévision, l’existence de leurs nombreuses chaînes nous passerait totalement inaperçue. Si nous étions équipés d’un tuner ne captant que la radio, nous ne pourrions même imaginer l’existence de la télévision déversant ses programmes dans notre quotidien. La réalité c’est que nous sommes traversés en permanence sans le savoir par les émissions distinctes de ces centaines de chaînes de radio et de télévision, qu’elles viennent par voie hertzienne ou satellitaire, et nous ne pouvons les capter que si nous sommes équipés de scanners et de matériels de réception adéquats.

Cette image suggère qu’il est très possible que l’existence de champs subtils de superconscience au sein même de notre vie humaine et terrestre ait pu passer inaperçue, voire relever du mythe.

Maintenant allons plus avant dans ces hypothèses. Il me semble que ces champs subtils nous environnent et nous habitent peut-être, comme autant de chaînes de radio ou de télévision multiples serrées sur les ondes.

La complexité en serait la marque. Elle nous rendrait la compréhension difficile. Comment imaginer d’abord que derrière l’apparence du monde se cacherait une réalité consciente efficiente jusque dans notre quotidien ?

Comment ensuite concevoir une multitude d’influences, diverses, plurielles, dont la complexité nous échappe totalement ?

On le pressent : pour notre petite psyché simple et dotée seulement de quelques points de vue, la tâche est ardue.

Cette complexité pourrait ainsi recéler la multiplicité, la diversité et les contradictions de mondes différents. En recevant tantôt les effets des uns, tantôt ceux des autres, voire leurs effets combinées en nous, nous serions nous aussi des créatures contradictoires, paradoxales, mues par une chose et son contraire.

Mais un processus serait quant à lui respecté : la transformation de cette diversité en unité. En arrivant dans les plans de matière et d’énergie, et dans les quelques dimensions de notre monde, la diversité de ces influences métaphysiques, spirituelles se ramènerait à une unité apparente liée à notre mode d’existence, de perception et de cognition.

Nous n’éprouverions jamais que la synthèse, la résultante de nombreuses forces, de multiples messages issus de champs variés, mais dont nous capterions l’onde de conscience, alternativement ou même, peut-être, simultanément.

Cela expliquerait encore le caractère paradoxal et souvent insatisfaisant de nos expériences où se côtoient sans souci de cohérence altruisme et égoïsme, ambition et appréhension, générosité et avarice, sensualité et érémitisme au sein de la même personnalité apparente.

Ce mystère de l’unité perçue et ressentie des effets d’une pluralité de mondes imperceptibles et contradictoires n’est pas près d’être résolu.

Alors pourquoi ces mondes invisibles déposeraient-ils en nous leurs activités subtiles, tels des logiciels, des cookies ou des virus informatiques, afin que nous nous ouvrions à leurs influences ?

Pourquoi nous transformeraient-ils petit à petit en déposant dans notre organisation psychosomatique leurs cyberactivités ?


2.6.07

Difference between Science and Intelligent Design

Extrait de la conférence (en anglais) de Ken Miller à l'université Case Western Reserve (Ohio).

Le professeur Miller qui enseigne à la prestigieuse université Brown s'est engagé publiquement pour réfuter les arguments de l'Intelligent Design mais surtout pour montrer en quoi son introduction dans les cursus éducatifs répond à une préoccupation religieuse, politique et non scientifique. Voici ses arguments sur ce dernier point.

Il nous dit par exemple que dans le Kansas les défenseurs de l'introduction de l'Intelligent Design ont prévalu en 2004 dans les instances éducatives décisionnaires. Certains craignent que le terme "évolution" puisse être rayé des manuels scolaires de biologie ! Ken Miller s'en émeut ici à juste titre. Comme on le voit, le débat fait rage, et il est en fait autant politique que philosophique ou scientifique.

1.6.07

Chapitre IX

intelligent design ?

Au coeur des champs de superconscience


IX

A lombre des cyborgs en fleurs



Quel déluge ! Les jeunes cyclistes qui passaient tout à l’heure l’avaient annoncé. L’un d’eux avait crié à ses camarades : « il faut speeder, la pluie arrive ! »

J’ai laissé ouverte la baie coulissante de la véranda pour profiter du spectacle.

Assis à la table d’écriture sur le banc de bois verni, je contemple la nature éclaboussée.

Les grosses gouttes crépitent sur la carrosserie brillante de la berline parquée au fond du jardin.

Et l’eau commence à rejaillir aussi dans la véranda. Je dois refermer le vitrage.

La nature semble étonnamment sereine, comme si la pluie qui venait était pour elle paisible caresse.

Entouré des ronronnements de l’averse qui font vibrer l’habitat, j’ai l’impression d’être un scaphandrier.

Alors que les flots tombaient droits comme des i, ils se penchent désormais. La poussée de l’Ouest et de son océan, les invite vers ce tranquille coin de l’île.

Déjà dix centimètres d’eau restent à la surface herbagée du clos. Le sol sableux devrait l’absorber bientôt.

Même mon stylo est paralysé par le chant des sirènes qui l’a bien envoûté. La symphonie des flots éoliens berce les sens, apaise et délie.

L’accalmie vient à point nommé éviter que le jardin ne déborde vers la véranda et n’en inonde le sol carrelé.

Les petits ruisseaux canalisés dans les chéneaux de polypropylène qui courent le long du toit glougloutent déjà, remplaçant désormais le claquement des gouttes sur les vitres.

Le ciel se fait laiteux, opale, puis délicat camaïeu de brumes claires.

Les pins frais qui montent à l’horizon s’y détachent soudain.

Puis tout s’arrête. Les ruissellements cessent, même si leur chanson se poursuit vers les caniveaux.

Désormais ce sont les voitures sur la route lointaine qui s’accompagnent du chuintement des traînées.

Le tic tac de l’horloge surnage enfin, signalant le retour du (beau) temps.

Je reviens avec lui au sujet de ce livre.

Je l’ai évoqué précédemment, plusieurs hypothèses coexistent quant à la question :

« Pourquoi des mondes invisibles déposeraient-ils en nous des activités subtiles ? »

Bien sûr l’hypothèse d’une sorte d’exploitation à grande échelle de nos ressources intérieures est intéressante.

Nous pourrions en effet, pour certains de ces mondes, être nourriture, gisement ou énergie.

Les activités déposées en nous par ces univers intérieurs serviraient à prélever nos énergies vitales, comme du lait trait chaque jour des vaches sans leur demander leur avis.

La vitalité adolescente et la propension démographique de l’humanité seraient ainsi utilisées pour disposer depuis d’autres plans, à nous imperceptibles, d’un vaste élevage industriel aux dimensions de la Terre.

L’uniformité et le conditionnement global d’une civilisation terrassant les différences permettraient à nos éleveurs de pratiquer un mode simple et intensif de stabulation libre, nous réduisant à des cheptels captifs et indifférenciés, un gisement exploité sans nuance parce que devenu homogène en ayant perdu ses distinctions, ses anciennes frontières et ses clivages.

Les virus et les maladies pandémiques pourraient même être vues comme un autre mode de prédation particulièrement rapide. Non contents de se satisfaire de prélèvement quotidien, d’autres maîtres invisibles sacrifieraient une partie du troupeau pour un rendement plus élevé et un résultat expéditif.

Les vaches peuvent être élevées pour leur lait, pour leur progéniture ou pour leur chair comestible.

Ainsi, selon l’appétit de nos éleveurs industriels, serions-nous « consommés » de diverses manières plus ou moins radicales, dramatiques et spectaculaires.

C’est l’hypothèse pessimiste.

Car au fond de moi, je penche plutôt pour une autre hypothèse, plus optimiste et satisfaisante.

Il me semble que la notion de travail peut éclairer la motivation de ces champs de superconscience qui nous entourent peut-être de leur accompagnement et nous habiteraient ainsi de leurs émanations.

Sur Terre le travail est au cœur de la vie. Il permet d’entourer et d’accompagner les autres, de tisser un lien utile avec eux et d’avoir notre place parmi eux.

Je ne serais pas surpris qu’il en soit de même pour les autres civilisations de l’esprit qui coexisteraient avec la nôtre, la féconderaient, l’impulseraient et l’orienteraient.

Ce serait tout simplement leur travail. Nous mettre au monde, nous enrichir de nouvelles potentialités, amener notre développement individuel et collectif, cultiver nos différences et nos talents, telles seraient quelques-unes des tâches de nos bienveillants guides.

Ces bienfaiteurs imperceptibles issus de champs dénués de matière organique au sens où nous entendons ce terme, mais dotés de consciences, individualisées et collectives, travailleraient eux aussi. Et nous en serions les bénéficiaires, comme les bébés dans une famille reçoivent gratuitement les soins et le don de soi d’une mère et d’un père.

En mettant en œuvre leur connaissance intime des mécanismes biologiques et psychosomatiques des activités agissant jusque dans notre corps, ces consciences auraient des mains et des doigts pour nous modeler, comme un sculpteur avec l’argile.

Nous sommes peut-être issus de diverses vagues de création, d’évolution et d’amélioration. Certaines des mutations sociales sont peut-être le reflet direct d’initiatives venues de ces mondes.

Je pense à l’Internet, au GPS mais aussi à la pharmaceutique moderne. Je pense aussi à l’art de la musique, du cinéma, voire la simple acquisition du langage et de l’écriture. On pourrait multiplier ainsi les suppositions : mathématique ou chimie moléculaire… Toutes ces percées remarquables ont-elles été inspirées par d’autres civilisations de l’invisible ?

Même notre corps change, les jeunes générations d’aujourd’hui ne ressemblent pas à celles de leurs parents, comme si nous étions travaillés et transformés aussi de l’intérieur, tout autant que par notre nutrition et par les autres conditions environnementales ou éducatives.

Au final l’homme serait un hybride complexe issu des cyberactivités d’autres univers inconcevables. Au sens propre l’humain serait « organisme cybernétique », expression qu’on abrège généralement avec le vocable cyborg.

L’homme bionique ne serait pas exclusivement une création de cinéma ni une lointaine perspective de nos sciences appliquées. Nous serions déjà, et depuis bien longtemps les cyborgs patiemment évolués d’autres champs d’intervention subtile.


31.5.07

Chapitre 10

intelligent design ?

Au coeur des champs de superconscience


X

Lanthropologie

au risque

du paradigme des technosciences



La pluie qui s’était faite crépitante a bien arrêté ses grosses gouttes pendant ma session d’écriture. Elle s’est oubliée, partant comme elle était venue, laissant le champ libre aux oiseaux et à un timide rayon de soleil.

Ne croyez pas que je tienne à tout prix à faire de l’homme, et encore moins à l’imaginer comme une sorte de machine, de robot ou de création technologique.

Par le passé la métaphysique a usé de métaphores anthropocentriques (le Créateur, la Sainte famille, les divinités, les dieux…) ou physiques qui étaient issues de la contemplation de la nature (les Nuées, le mythe de la Caverne, l’harmonie des Sphères…). Aujourd’hui l’émergence des sciences et des nouvelles technologies permet d’user d’un nouveau langage.

Probablement est-il insuffisant. Sans doute dans cinquante ans un autre auteur utilisera-t-il d’autres mots, d’autres images, un autre paradigme pour évoquer à nouveau ces questions.

Science, art, sagesse : c’est sans doute à la confluence de ces champs qu’un vocabulaire équilibré pourrait être envisagé pour rendre compte de l’indicible, et pour commencer à inventorier le programme, ou plutôt le projet complexe dont nous serions issus.

Oui, on aurait pu écrire aussi que l’homme est une œuvre d’art, en révélation progressive, un fils de la sagesse. Nous avons choisi le vocabulaire issu de la science. Et nous acceptons qu’il soit incomplet, voire caricatural.

On a décodé le génome humain. Personne n’imaginait même qu’il existât du temps de François Ier ou même de Napoléon.

Demain le code subtil de notre continuum psychosomatique sera peut-être mis à jour. Encore faut-il déjà pouvoir imaginer la possibilité de son existence.

Alors simultanément émergera à notre conscience la partie de l'iceberg qui était encore immergée : tout un monde, que dis-je, des mondes, tout un univers interpénétré, entrelacé au nôtre, et ses consciences plus avancées et évoluées.

Des consciences à la fois multiples et qui peuvent apparaître comme unifiées en nous ?

Avec cette émergence se résoudront alors peut-être les paradoxes de l’un et du pluriel, mais aussi du monothéisme, du polythéisme et du panthéisme.

Elles nous regardent peut-être en souriant, comme à travers un miroir sans tain que nous ne pouvons encore briser.

Un vaste élargissement de notre champ de perception, puis de conscience, se produira simultanément. Cette véritable (r)évolution spirituelle ne se contentera sans doute pas du vocabulaire religieux d’hier et d’aujourd’hui.

Elle nous permettra de prendre note autrement de notre place dans la chaîne de la vie et de nos rôles dans l’univers.

Puis il faudra sans doute à l’homme songer à ajouter timidement sa signature à d’autres, plus grandes et plus assurées, sur le parchemin de la Création.

Il lui faudra oser tailler à son tour sa petite encoche dans le buis parfumé de la réalité.

Mais voici que j'use à nouveau des métaphores anciennes....




30.5.07

Unlocking the Mystery of Life - Part 2 of 7

Deuxième partie de la vidéo de promotion de l'Intelligent Design, présentée précédemment. Il y est esquissé la notion de complexité cellulaire irréductible.

30.4.07

Chapitre 11

intelligent design ?

Au coeur des champs de superconscience


XI

Ghost in the machine




L’après-midi est arrivé avec son apex de va-et-vient sur la route, de rumeurs de machines sur un chantier où l’on construit une maison neuve, et de ronronnement de tondeuses à gazon à quelques rues d’ici.

Une brise indécise caresse le faîte des arbres et se joue de leurs flexibles ramures.

L’air réchauffé par les heures solaires semble quant à lui engourdi et immobile.

Ce petit livre paraît avancer, mais n’est pas encore complet.

J’y ai évoqué mes réflexions, privilégié leur présentation comme de simples hypothèses. J’ai souvent souligné qu’il s’agit de possibles intuitions.

Ces pages ne prétendent pas révéler le secret bien caché derrière l’énigme mystérieuse de la vie. Elles pointent, tel le doigt vers la lune, sans être, le moins du monde, plus que de simples signes.

La réalité est à expérimenter chez chacun de nous, d’une manière qui nous est personnelle, sans doute.

Les religions sont peut-être une forme déjà datée, désuète, pour parler de la vie. Les philosophies aussi lorsqu’elles s’invitent dans le champ de la métaphysique.

Il se peut donc que l’éclosion de nouvelles disciplines scientifiques, de leurs instruments d’investigation et de mesure, permettent de rendre mieux compte de ce qui est imperceptible encore aujourd’hui.

Il est pensable que la compréhension viendra aussi grâce aux analogies que nous pourrons faire avec les nouvelles technologies et leurs possibilités.

Génétique, nanotechnologies, matériaux intelligents, ordinateurs neuronaux, etc. viendront féconder et rajeunir la pensée afin que nous puissions mieux appréhender ce que la vie nous cache encore derrière les portes de l’invisibilité.

Je ne fais pas ici de la science une nouvelle religion, ce qu’elle est déjà d’ailleurs à certains égards, ni encore moins ma nouvelle religion. Non, simplement l’accélération de l’évolution technoscientifique est peut-être surgissement d’une compréhension à venir.

En découvrant que l’homme est capable de réguler, voire de co-créer la vie, peut-être réalisera-t-il qu’il est lui-même créature co-créée par d’autres consciences.

Plus qu’un cyborg et moins qu’un démiurge, à la fois créature et bientôt co-créateur…

On cherchait les extraterrestres avec leurs soucoupes loin d’ici. Peut-être se rendra-t-on compte très bientôt que la civilisation terrestre est fécondée et habitée de l’intérieur par une réalité subtile.

Nous n’avons pas absolument besoin d’aller chercher sur les Pléiades les secrets de l’intelligence stellaire, qui surgit, telle une source, au cœur de notre propre vie.

Ghost in the machine : un esprit dans notre corps qui ne devrait pas tout à notre biologie organique, mais à la possibilité de la conscience dans des champs plus stables et plus durables, sans substrat biologique animal, végétal, ni minéral.

Depuis ces mondes, le temps terrestre serait vu comme l’espace simultané d’un grand jardin des possibles.

Intervenant depuis le futur, sur notre présent, en infléchissant notre passé, les champs de superconscience existeraient au cœur du paradoxe temporel qui a tellement intéressé les artistes de science fiction.

Disposant d’une science capable de percevoir, de choisir, d’échantillonner et d’échanger toutes nos énergies psychosomatiques, ces civilisations pourraient ainsi agir au cœur de la nôtre.

Prenant aux uns, donnant aux autres, appauvrissant ou concentrant les mérites, ces champs imperceptibles pourraient impulser transformations sociales, innovations techniques et progrès scientifiques.

Nous serions des laboratoires plus que des cobayes. Nous serions des trésors bien répertoriés, rendus utiles les uns pour les autres, par le biais d’un système de transactions subtiles, d’échange d’énergie subtile mis en œuvre par cet autre monde au cœur du nôtre.

Les énergies de la vie, échantillonnées, calibrées et transformées seraient mises en circulation dans l’humanité afin d’y créer de nouvelles conditions.

Nous ne croyons pas naïvement que seul le bien et le bon seraient au travail. Une multitude de plans parfois contradictoires opèrerait ainsi dans l’invisible avec des besoins et des buts variés.

Nous ne serions que la résultante de ce jeu des civilisations intérieures, le fruit paradoxal et changeant de leurs effets sur nous.

Et cette synthèse même garantirait que notre monde et son humanité sont en quelque sorte une création unique et originale, même si elle est le résultat d’une interaction de mondes multiples.


L’invention de la vie est donc complexe et évolutive.

L’humain, une des créatures, est sans doute appelé à y participer en tant que co-créateur. Il deviendra à son tour inventeur de vie.

Il ne pourra sans doute pressentir sa responsabilité à cet égard qu’en découvrant qu’il est lui-même accompagné par ces autres consciences au centre de son être.

En comprenant comment il est imaginé, protégé, encouragé, respecté, et aimé au sein des champs de superconscience, il pourra à son tour co-créer de nouvelles formes du vivant, et leur offrir l’aventure de la conscience autonome.

Si la conscience engendre ainsi la vie, la vie favorise à son tour l’apparition de nouvelles formes de conscience.

L’évolution est ainsi au cœur de ce travail d’engendrement de plus en plus délicat et abouti.